Historique

L’histoire de la CME est intimement liée à celle de son fondateur, Gérard Ostorero, qui a présidé l'entreprise de sa création en 1991 jusqu’à 2001, année de son décès. Homme de terrain, audacieux et tenace, il a travaillé dans différents secteurs d’activité avant la découverte de l’extraction minière.

Exploitant de carrière de tuf dans ses jeunes années puis gérant d’une grande entreprise de commerce international de poisson frais, cet originaire de Savoie s’installe au Brésil en 1974. Il se spécialise alors dans le transport de matériaux de travaux publics, participant aux chantiers du métro de Rio et de remblaiement de la zone de barra da tijuca.

Cette activité va le conduire dans le nord du Brésil où il se lance finalement dans l’extraction aurifère. Après plusieurs expériences réussies, il décide à la fin des années 80 de poursuivre cette activité en Guyane, région française frontalière de l’état brésilien d’Amapa.

Il y fonde la CME en 1991 après avoir obtenu un permis de recherche à titre personnel sur le site de la mine Espérance. L’exploitation démarre par la ressource alluvionnaire, qui, abondante, permet de financer le développement de la mine primaire Espérance qui permettra de traiter le minerai issu du gisement primaire jusqu'à l'arrêt de la production en 2010.

En 1992, la CME reprend l’exploitation alluvionnaire de la Mine Saint Elie avant que Guyanor ne s’approprie la concession et crée la Société des Mines de Saint-Élie. Après une première phase de reconnaissance, l’exploration est lancée et durera jusqu'en 1998. En 2002, la CME acquiert la Société des Mines de Saint Elie auprès de Guyanor et planifie la mise en exploitation. La production primaire sur cette seconde mine a duré de 2005 à fin 2018 avec le démantèlement de l'usine primaire, alors que la production alluvionnaire a duré jusqu'en 2019.

A ce jour les sites d'Espérance et de Saint-Elie ne produisent plus d'or. Le site d'Espérance est au coeur d'une phase d'exploration visant à estimer au mieux le gisement présent dans la roche mère ; alors que le site de Saint-Elie arrive au terme d'une importante phase de réhabilitation et de revégétalisation, et verra par la suite le début d'une phase d'exploration visant à l'instar de celle en cours sur Espérance, d'estimer au mieux la ressource aurifère encore présente dans le sous-sol.