Remise en forme des terrains

Après exploitation minière, les sols se retrouvent déstructurés et appauvris. Il est donc nécessaire pour permettre les futures activités de revégétalisation de remodeler ces sols.
Cela passe dans un premier temps par une expertise géotechnique afin de définir les travaux à effectuer pour garantir la stabilité de l'ouvrage dans le temps.

Les travaux peuvent être de plusieurs types et dépendent de la structure et la texture du sol, de la pente, de la surface de la zone et de sa situation au sein de la mine (possibilité de dévier les eaux vers la forêt). Une des méthode employée est le lissage des pentes et talus à une pente d'environ 20° à 25°. Toutefois si les pentes intégratrices sont trop importantes, la création de banquettes successives pourra être envisagée.

Les travaux sont systématiquement réalisés en saison sèche. Les engins mis à disposition par la SMSE pour ce remodelage sont : pelle hydraulique 290, pelle hydraulique 450, bulldozer.

Il est indispensable de gérer les eaux de ruissellement pour lutter contre l'érosion et pérenniser le remodelage. Dans le cas de la création d'une pente uniforme, la SMSE met en place des fossés suivant les courbes de niveau (cf photos).

Une fois le sol remodelé, la terre végétale stockée depuis le début de l'exploitation pourra être apportée en couverture pour recréer les différents horizons du sol.

 

 

Travail du sol : pente douce et fossés en courbes de niveau

Banquettes avant enherbement (St-Auguste 2017)

 

 

Enherbement courbes de niveau (Espérance 2014)

Banquettes enherbées (St-Auguste 2018)

Replacement des cours d’eau

Lorsque l'exploitation aurifère est de type alluvionnaire, le cours d'eau a été dévié pour la durée de l'exploitation. L'un des enjeux de la réhabilitation du site est donc de replacer les cours d'eau dans leur lit d'origine.

Le processus se déroule en plusieurs étapes :

  • 1 : Connecter les baranques de l’amont vers l’aval en alternant le passage des eaux. Laisser décanter les baranques, puis ouvrir le baranque aval sur la crique afin de le purger.
  • 2 : Etaler les sables et graviers sur le futur lit de la crique en décrivant des méandres de façon à reproduire le tracé originel de la crique.
  • 3 : Combler les baranques en pente douce jusqu’à la crique.
  • 4 : Disposer quelques troncs ou gros blocs de pierre en bordure de la crique pour ralentir le courant et limiter l'érosion. Répartir les terres végétales, les troncs d’arbre et autres déchets végétaux à proximité pour couvrir le sol.
  • 5 : Ouvrir en partie l’amont de la crique pour la remise en eau. Penser à créer des accès pour véhicules pour faciliter la revégétalisation du site (rampes, talus soignés).
  • 6 : Attendre un jour pour la remise en eau complète, reboucher le canal de déviation d’amont vers aval.

Repositionnement cours d'eau

Repositionnement cours d'eau

Repositionnement cours d'eau

Repositionnement cours d'eau

Repositionnement cours d'eau

Repositionnement cours d'eau

Lutte anti-érosion

L'érosion, sous un climat tropical, est un vrai fléau pour les sols sensibles tels que ceux de la mine. Il faut alors mettre en place des techniques permettant de limiter cette érosion. La couverture du sol (via l'enherbement puis la reforestation) permet de lutter très efficacement contre l'érosion de la zone couverte. Cette couverture végétale a également un impact sur l'érosion en aval puisque cela permet de ralentir l'eau.

La mise en place d'un couvert suffisamment dense prend plusieurs années. En attendant, la lutte contre l'érosion se fait grâce à l'implantation de canaux d'écoulement des eaux. Ces canaux sont eux-même très sensibles à l'érosion puisque les eaux y sont concentrées. Dans la mesure du possible, il faut privilégier la réalisation des fossés dans la "terre vierge", c'est à dire n'ayant jamais été déplacée pour l'exploitation minière. La pente des canaux doit être la plus faible possible et les eaux doivent ensuite être dirigées vers la forêt.

Quand des figures d'érosion se sont tout de même formées, l'objectif est de stabiliser la crevasse le temps que la végétation s'implante. Pour cela, il faut ralentir le courant. De petits barrages successifs à l'aide de troncs d'arbres ou de sac biodégradables remplis de terre sont installés dans les zones d'éorision. Ces barrages vont aider à freiner l'écoulement de l'eau et ainsi réduire sa force érosive.

 

 

Essai de lutte contre l'érosion (St-Auguste 2017)